Bon à savoir

Avant de signer, posez-vous les bonnes questions.

Ce qui fait la différence entre un contrat bien négocié et un contrat qui vous coûte cher sans que vous le sachiez — y compris ce que recommandent la CRE, l'ADEME et le Médiateur de l'énergie.

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Que regarder sur votre facture ?

Une facture professionnelle empile plusieurs lignes qui n'ont pas toutes le même enjeu. Cinq points à vérifier en priorité :

  • Le prix du kWh et son type — fixe (bloqué pour toute la durée) ou indexé (suit le marché). Les deux ont leur logique, mais ils ne se comparent pas de la même façon.
  • La part Fourniture vs Acheminement/Taxes — souvent confondues alors qu'elles ne se négocient pas du tout de la même manière.
  • La puissance souscrite (kVA) — comparée à ce que vous consommez réellement, pas à ce qui a été souscrit "par sécurité" à l'ouverture du compteur.
  • La date d'échéance du contrat et le préavis de résiliation associé.
  • L'évolution du prix d'une facture à l'autre, pas seulement le montant final.
Facture annotée : 1. Prix du kWh, 2. Acheminement et taxes, 3. Puissance souscrite, 4. Date d'échéance du contrat

Exemple anonymisé — les quatre points ci-dessus, repérés sur une vraie facture. 🔍 Survolez l'image pour agrandir.

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Les types de compteurs
  • Compteur électromécanique — l'ancien modèle, à relevé manuel, de moins en moins présent.
  • Linky — communicant, transmet la consommation à distance et donne accès à des données de consommation détaillées, utiles pour ajuster la puissance souscrite.
  • Compteurs professionnels par segmentC5 (≤ 36 kVA, la majorité des TPE/PME), C4 (36 à 250 kVA), C1 à C3 (> 250 kVA, sites industriels).
  • Gazpar — l'équivalent gaz du Linky, avec la même logique de télérelève.

Le segment de votre compteur détermine en partie les règles tarifaires (TURPE notamment) qui s'appliquent à votre contrat.

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Éviter les surcoûts en calibrant correctement sa puissance

La puissance souscrite (en kVA) fixe une partie de votre TURPE — que vous l'utilisiez ou non. C'est l'un des postes les plus fréquemment mal calibrés que nous rencontrons.

  • Trop haute : vous payez chaque mois pour une capacité que vous n'utilisez jamais. Un écart de 180 à 110 kVA, par exemple, peut représenter plus de 1 000 € par an sur ce seul poste.
  • Trop basse : risque de disjonction aux heures de pointe, et pénalités de dépassement facturées par le fournisseur.
  • Le bon réflexe : comparer la puissance souscrite à votre courbe de charge réelle (disponible via Linky), idéalement sur 12 mois pour capter les pics saisonniers.
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Les avantages de passer par un courtier

Ce que chacun est réellement en capacité de faire :

CapacitéCourtierCommercial
Représentant d'un seul fournisseur
Vente de grille tarifaire fournie par le fournisseur
Comparaison de plusieurs offres sur le marché EEX
Analyse du profil de consommation avant recommandation *
Négociation tarifaire pour le compte du client
Connaissance approfondie du mécanisme du marché EEX
Gestion administrative de la souscription / changement de fournisseur
Suivi et accompagnement après la signature
* Le commercial n'a généralement pas accès à la répartition de consommation par plage horaire (HCH/HPH/HCE/HPE).
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Ce que recommande la CRE

Face à la volatilité du marché, la Commission de Régulation de l'Énergie déconseille le renouvellement par défaut. Sécuriser son budget passe par l'anticipation, pas par la passivité.

  • Anticiper : définir ses volumes et son échéance bien avant la fin du contrat, pour avoir le temps de consulter le marché.
  • Mettre systématiquement les fournisseurs en concurrence, à chaque souscription ou renouvellement.
  • Exiger la lisibilité : durée des garanties, niveau de risque sur les prix, évolutions tarifaires au-delà de 12 mois.
  • Pour les collectivités : les recommandations vont plus loin — sourcing préalable et allotissement stratégique avant consultation.

Source : Commission de Régulation de l'Énergie

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Ce que recommande l'ADEME

Pour l'ADEME, la gestion de l'énergie n'est pas qu'un sujet écologique : c'est un levier direct pour réduire vos factures et améliorer le confort de vos équipes. Quatre étapes structurent sa méthode.

  • Diagnostiquer : identifier les postes les plus énergivores — bâtiments, équipements, procédés.
  • Agir vite sur les leviers simples : chauffage ajusté à l'occupation, éclairage, veilles coupées, air comprimé optimisé.
  • Piloter dans la durée : suivre les consommations, mesurer les résultats, impliquer les équipes.
  • Investir plus loin une fois les premiers gains identifiés : rénovation énergétique, récupération de chaleur, sobriété structurelle.

Source : ADEME

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Ce que dit le Médiateur de l'énergie

Le Médiateur national de l'énergie insiste sur la transparence contractuelle, en particulier pour les petits professionnels — et pointe régulièrement les insuffisances sur les frais de résiliation anticipée.

  • Comparer plusieurs fournisseurs avant la signature ou le renouvellement.
  • Vérifier les clauses de durée, de révision de prix et de résiliation anticipée.
  • Anticiper la fin de contrat pour garder une vraie marge de négociation.
  • Ne pas se contenter du fournisseur historique par défaut si une offre concurrente est plus lisible ou mieux adaptée.

Source : Médiateur national de l'énergie

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